Micro-foncier ou régime réel : le comparatif

Location nue : l'abattement de 30 % du micro-foncier est-il plus avantageux que la déduction de vos charges réelles, intérêts d'emprunt et travaux compris ?

Calcul réalisé dans votre navigateur : aucun montant saisi n'est enregistré. Montants indicatifs, à vérifier à chaque loi de finances.

🔑 Micro-foncier vs réel

Le parcours du loyer, de la recette au net encaissé
Micro-foncier
Loyers annuels12 000 €
Abattement forfaitaireles charges réelles ne sont PAS déductibles- 30 %
Base imposable8 400 €
Loyers encaissés12 000 €
Charges réellement payées4 000 €
Impôt sur le revenu et prélèvements sociaux3 965 €
NET encaissé4 035 €
Régime réel
Loyers annuels12 000 €
Charges déduitescharges courantes, intérêts d'emprunt et travaux- 4 000 €
Base imposable8 000 €
Loyers encaissés12 000 €
Charges réellement payées4 000 €
Impôt sur le revenu et prélèvements sociaux3 776 €
NET encaissé4 224 €

Règle d'or lisible sur le schéma : dès que les charges réelles dépassent 30 % des loyers, l'abattement forfaitaire du micro devient moins avantageux que leur déduction au réel.

Impôt annuel au micro-foncier3 965 €
Impôt annuel au réel3 776 €
Économie du régime réel189 €

Gardez ce résultat

Le détail complet du calcul et ses références au CGI, envoyés par email.

Sort des loyers annuels (meilleur régime)
Loyers nets d'impôt8 224 € (68,5 %)Impôt + PS (meilleur régime)3 776 € (31,5 %)
Impôt annuel : micro-foncier vs réel (le plus bas gagne)
Micro-foncier (abattement 30 %)
3 965 €
Régime réel
3 776 €
MICRO-FONCIER — abattement forfaitaire de 30 %
12 000 € x 70 %
art. 32 CGI
base : 8 400 €
MICRO-FONCIER — imposition à TMI 30 % + 17,2 % PS
8 400 € x 47,2 %
3 965 €
RÉEL — charges déductibles : gestion, assurances, taxe foncière, copropriete, intérêts d'emprunt, travaux d'entretien/reparation/amelioration
2 500 € + 1 500 € + 0 €
art. 31 CGI
- 4 000 €
RÉEL — revenu net foncier imposable
12 000 € - 4 000 €
8 000 €
RÉEL — imposition à TMI 30 % + 17,2 % PS
8 000 € x 47,2 %
3 776 €
Verdict : le régime Réel economise 189 € par an — bascule dès que les charges dépassent 30 % des loyers
3 776 €
⚖️ Le regard du fiscaliste
  • Règle d'or : dès que les charges réelles (dont intérêts et travaux) dépassent 30 % des loyers, le réel gagne. Un seul gros poste de travaux suffit généralement.
  • Nouveau depuis la LF 2026 : le STATUT DU BAILLEUR PRIVE (dispositif dit « Jeanbrun ») ouvre, pour la première fois en location NUE, un amortissement du logement (base de 80 % du prix, taux de 3,5 % à 5,5 %/an selon le niveau de loyer), sous engagement de location de 9 ans à l'habitation principale du locataire, pour les acquisitions réalisées jusqu'au 31/12/2028. Il n'est pas modélisé ici : vérifier le texte promulgue et ses decrets avant tout conseil.
  • L'option pour le réel est GLOBALE (tous les biens nus du foyer) et engage pour 3 ans — la chiffrer sur trois exercices, pas un seul.
  • Travaux déductibles : entretien, reparation, AMELIORATION (habitation). Jamais : construction, reconstruction, agrandissement (art. 31 CGI).
  • Si les charges creent un déficit, il s'impute sur le revenu global jusqu'à 10 700 € (hors intérêts d'emprunt) : voir la calculette « Déficit foncier ».
  • Le micro-foncier est exclu en cas de dispositifs spécifiques (Malraux, monuments historiques, anciens Borloo/Robien...).
  • Location nue vs meublée : à loyers égaux, le LMNP au réel (amortissements) bat presque toujours le foncier réel — comparer avec la calculette LMNP avant de choisir le régime du bien.

Un chiffre vous surprend ? C'est souvent là que se trouve le levier.

Cette simulation ne connaît que ce que vous venez de saisir. Un conseiller la reprend au regard de votre situation d'ensemble — revenus, patrimoine, horizon, objectifs de transmission.

Sans engagement. Vous recevez aussi votre simulation.

Simulateurs de la même famille