Fiscalité de la sortie du PER en capital
Chiffrez l'impôt d'un rachat de PER à la retraite : versements déduits au barème, gains au PFU, et l'économie que produit l'étalement du rachat sur plusieurs années.
Calcul réalisé dans votre navigateur : aucun montant saisi n'est enregistré. Montants indicatifs, à vérifier à chaque loi de finances.
🏖️ PER : fiscalité à la sortie
liquidation des droits ou âge légal atteint
Même capital de départ, même contrat : ce qui sépare les colonnes n'est pas le placement mais le CALENDRIER du rachat. Les versements déduits reviennent au barème, les gains restent au forfait — seule la première part réagit à l'étalement.
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Le détail complet du calcul et ses références au CGI, envoyés par email.
Cliquez une ligne pour la retenir. La colonne de droite donne le gain de CHAQUE année supplémentaire : l'essentiel tombe au premier étalement, la suite grappille. Tant que ce gain marginal reste significatif, étaler davantage garde un intérêt — au prix de la disponibilité du capital. Le minimum est ici la dernière durée explorée (12 ans) : le calcul n'est pas poussé au-delà.
Seuls les versements déduits entrent dans le barème. Les gains sont taxés à part, au forfait, et les versements non déduits ne sont pas imposés du tout.
Composition du capital racheté versements 120 000 € (dont 120 000 € déduits à l'entrée) + gains 80 000 € | 200 000 € |
Versements DÉDUITS : réimposés au barème, dans la catégorie des pensions mais SANS l'abattement de 10 % 120 000 € ajoutés au revenu imposable de l'année art. 158, 5-b quinquies CGI | - 42 757 € |
Versements NON déduits : exonérés d'impôt sur le revenu 0 € — n'ayant jamais été déduits, les réimposer reviendrait à les taxer deux fois art. 158, 5-b quinquies CGI | 0 € |
Gains : prélèvement forfaitaire unique de 12,8 % d'impôt sur le revenu 80 000 € x 12,8 % art. 200 A CGI | - 10 240 € |
Prélèvements sociaux sur les gains : 18,6 % — dus quelle que soit l'option 80 000 € x 18,6 % — les versements, eux, n'en supportent aucun | - 14 880 € |
Tranche marginale atteinte l'année du rachat : 41 % 28 000 € d'autres revenus + 120 000 € de rachat, pour 1 part(s) | 41 % |
FRACTIONNEMENT : étaler le rachat sur 12 ans fait tomber l'impôt de 67 877 € à 58 488 € soit 9 389 € d'économie, obtenue sans changer un euro au contrat — seulement le calendrier des rachats. Le calcul s'arrête à 12 ans : l'impôt décroît encore de 219 € par année supplémentaire, un étalement plus long resterait donc gagnant sur le plan fiscal. | - 9 389 € |
NET PERÇU 200 000 € - 67 877 € de fiscalité | 132 123 € |
- •La sortie en capital d'un PER ne se taxe pas d'un seul bloc : la part des VERSEMENTS DÉDUITS revient au barème progressif, sans l'abattement de 10 % des pensions et sans prélèvements sociaux ; les GAINS relèvent du prélèvement forfaitaire unique. Confondre les deux, c'est se tromper de plusieurs milliers d'euros.
- •Le FRACTIONNEMENT est le seul levier qui reste après la retraite, et il ne coûte rien fiscalement : étaler le rachat maintient la part imposable dans les tranches basses. L'essentiel du gain tombe dès le premier étalement ; les années suivantes ne grappillent que la fraction qui redescend d'une tranche. Le graphique donne le gain de CHAQUE année supplémentaire — c'est lui, et non un chiffre rond, qui dit où s'arrêter. Contrepartie : le capital reste indisponible d'autant, et la règle fiscale peut changer entre-temps.
- •Les versements VOLONTAIRES non déduits (art. 163 quatervicies, option de non-déduction) ressortent en franchise d'impôt sur le revenu. Encore faut-il pouvoir le prouver : le suivi des versements déduits et non déduits doit être tenu depuis l'ouverture, et c'est au titulaire de l'établir.
- •Les sommes issues de l'épargne salariale (participation, intéressement, abondement) versées sur un PER suivent un régime distinct, plus favorable, non modélisé ici : leur sortie en capital est exonérée d'impôt sur le revenu, seuls les gains supportant les prélèvements sociaux.
- •Déblocage anticipé pour l'ACHAT DE LA RÉSIDENCE PRINCIPALE : la fiscalité est celle de la retraite — versements déduits au barème, gains au PFU. C'est souvent une mauvaise surprise, car le rachat s'ajoute à des revenus d'activité encore élevés, donc à une TMI haute. Les accidents de la vie, eux, sont exonérés d'impôt sur le revenu.
- •Ce simulateur traite la sortie en CAPITAL. La sortie en RENTE obéit à un autre régime : rente viagère à titre gratuit imposée comme une pension, avec l'abattement de 10 %, lorsque les versements ont été déduits. Elle n'est pas chiffrée ici.
- •Le taux de prélèvements sociaux retenu sur les gains est celui des revenus du capital (18,6 % depuis la LFSS 2026). Montants indicatifs, à vérifier à chaque loi de finances et à chaque loi de financement de la sécurité sociale.
Un chiffre vous surprend ? C'est souvent là que se trouve le levier.
Cette simulation ne connaît que ce que vous venez de saisir. Un conseiller la reprend au regard de votre situation d'ensemble — revenus, patrimoine, horizon, objectifs de transmission.